à propos
Sarah Nefissa Belhadjali est tuniso-italo-française (.tif). Elle a étudié les sciences du vivant à
l'Université Pierre et Marie Curie avant de poursuivre sa formation aux Beaux-Arts de Paris et à la
School of the Art Institute de Chicago. De son parcours scientifique, elle a gardé un intérêt pour
une méthodologie permettant une approche critique des données recueillies, qu’elle éprouve dans son
travail artistique.
Quelles pourraient être ces données ? Par exemple, avec Nouvelle Collection Paris, elle crée une
marque de mode qui fonctionne en tant que telle. Mais c’est aussi une confrontation des modes de
présentation des œuvres d'art et de leurs créateurices avec des logiques extra-artistiques,
inhérentes à la mode : expérience exclusive, la communication et le partenariat. Cette hybridation
permet d’exposer la façon dont l’art est déjà absorbé par des institutions non-artistiques,
capitalistes et libérales.
La suite qu'elle souhaite trouver à ce travail reste lié à ces enjeux de superposition de casquettes.
Le début des années 2020 marque sa décision de prendre une distance critique avec le statut de
l’artiste-créateurice-unique, en mettant l’accent sur des pratiques pédagogiques. Et ce au sens où
elle aime créer des contextes de jeu, des situations pour joueurses, auxquelles elle prend part.
Elle cherche à expérimenter plus encore l'effacement des limites de la définition d'un projet
artistique, au point où il pourrait devenir une fiction qui ne se comprend plus en tant qu'art, mais
permettrait éventuellement de mieux comprendre ce dernier.
En effet, elle ne peut plus laisser dans un angle-mort les enjeux sociologiques et politiques d’une
inscription dans la bulle artistique contemporaine, en préférant un point de vue intersectionnel.
Les questions féministes, décoloniales et numériques, sont pour Sarah Nefissa Belhadjali, non pas un
accès à la liberté, mais une manière de poser la question suivante : comment travailler avec le
piège dans lequel chacun·e est inévitablement pris·e ?
Mia Brion
formation
Beaux-Arts de Paris, DNSAP, Atelier Ann Veronica Janssens, 2016
School of the Art Institute of Chicago, Séjour d’échange, Bio-Art, Art & Technologies, Fashion, 2015
Beaux-Arts de Paris, DNAP, Atelier Tony Brown, 2014
Université Pierre et Marie Curie, Licence de Sciences et Technologies Mention Sciences du Vivant,
Paris, 2012
Université de Montréal, Séjour d’échange, Sciences Biologiques, 2011
expositions / performances / projections (sélection)
Sarah Nefissa Belhadjali est tuniso-italo-française (.tif). Elle a étudié les sciences du vivant à l'Université Pierre et Marie Curie avant de poursuivre sa formation aux Beaux-Arts de Paris et à la School of the Art Institute de Chicago. De son parcours scientifique, elle a gardé un intérêt pour une méthodologie permettant une approche critique des données recueillies, qu’elle éprouve dans son travail artistique.
Quelles pourraient être ces données ? Par exemple, avec Nouvelle Collection Paris, elle crée une marque de mode qui fonctionne en tant que telle. Mais c’est aussi une confrontation des modes de présentation des œuvres d'art et de leurs créateurices avec des logiques extra-artistiques, inhérentes à la mode : expérience exclusive, la communication et le partenariat. Cette hybridation permet d’exposer la façon dont l’art est déjà absorbé par des institutions non-artistiques, capitalistes et libérales.
La suite qu'elle souhaite trouver à ce travail reste lié à ces enjeux de superposition de casquettes. Le début des années 2020 marque sa décision de prendre une distance critique avec le statut de l’artiste-créateurice-unique, en mettant l’accent sur des pratiques pédagogiques. Et ce au sens où elle aime créer des contextes de jeu, des situations pour joueurses, auxquelles elle prend part.
Elle cherche à expérimenter plus encore l'effacement des limites de la définition d'un projet artistique, au point où il pourrait devenir une fiction qui ne se comprend plus en tant qu'art, mais permettrait éventuellement de mieux comprendre ce dernier.
En effet, elle ne peut plus laisser dans un angle-mort les enjeux sociologiques et politiques d’une inscription dans la bulle artistique contemporaine, en préférant un point de vue intersectionnel. Les questions féministes, décoloniales et numériques, sont pour Sarah Nefissa Belhadjali, non pas un accès à la liberté, mais une manière de poser la question suivante : comment travailler avec le piège dans lequel chacun·e est inévitablement pris·e ?
Mia Brion